La communauté mouride a reçu
l'information comme un coup de massue.
Le Khalif général des mourides a quitté ce bas monde dans la nuit du mardi 9 au mercredi 10 janvier 2018 à l'âge de 93 ans.
Déjà au début de son règne sur le khalifat de la voie tracée par son grand-père Cheikh Ahmadou Bamba, Cheikh Sidi Moukhtar Mbacké a fait un appel à l'unité de toutes les confréries, de toute la Ouma islamique.
Le Khalif général des mourides a été intronisé en juillet 2010 suite au rappel à Dieu de son aîné Cheikh Mouhamadoul Amin Bara Fadilou. Celui là même qui portait le nom de son père Cheikh Mouhamadoul Amin ibn Khadimou Rassoul.
Le Khalif des mourides a très vite marqué les esprits, tant son appel reflétait l'enseignement de Khadimou Rassoul. Joignant l'acte à la parole, le fils de Cheikh Mouhamadoul Amin et de Sokhna Maty Leye laissait percevoir un trait de caractère de chacun des khalifs de Bamba qui l'ont précédés. De la bravoure de Serigne Mouhamadou Moustapha au soufisme de Serigne Saliou en passant par la véracité de Serigne Abdou Lahad Mbacké, celui qui a vu le jour en 1924 à Mbacké Kadior a su entretenir le legs de son grand-père Cheikhoul Khadim avec brio.
L'homonyme de Cheikh Awa Balla Mbacké a entrepris l'érection de la mosquée Majalikoul Jinaan de Colobane, des travaux d'urbanisation de la ville sainte de Touba, la rénovation de la mosquée de la Capitale de la Mouridia. Mosquée dont le nombre de minarets va passer de 5 à 7 .
Justement, ce chiffre 7, est comme lié à la vie du saint homme.
Certaines sources révèlent qu'il est le le 7ème fils de Serigne Bara Mbacké, aurait vu le jour un 7ème mois de l'année, est le 7ème Khalif de Bamba, et a régné 7 ans et 7 mois à la tête de la Mouridia. Un nombre dont l'étude des numérologues pourrait élucider les mystères.
Avant d'être Khalif général, il était très peu connu. Tant son soufisme lui vouait à la discrétion et au culte du travail. Pourtant il occupait déjà le khalifat de la descendance de Serigne Bara suite à la disparition de Serigne Abdou Aziz au début des années 90.
Serigne Mountakha Bassirou Mbacké succède à son aîné.
Aujourd'hui, le sage de Porokhane tient le flambeau de son vénéré grand-père.
samedi 13 janvier 2018
mardi 10 janvier 2017
vendredi 23 septembre 2016
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| CESTI |
Après neuf mois de formation en première année de master "médias et communication" au Centre d'Etudes des Sciences et Techniques de l'Information (CESTI), nous voilà en période d'évaluation.Ici, il s'agit de nous évaluer en cours d'informatique, cours ayant eu lieu au premier semestre de l'année académique 2015-2016 avec M. Mountaga Cissé un blogueur.
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dimanche 14 février 2016
samedi 13 février 2016
Quand on casse les codes du port vestimentaire, ça donne cela...
En prenant le "car rapide" pour
aller à l’école, je fais chemin avec un monsieur emmitouflé dans son joli
boubou traditionnel en basin bleu. Très élégant. Mais là où le bât blesse, il
porte des chaussures fermées. Non pas des mocassins, mais des
« basket ». Un fait que j’avais constaté pourtant une ou deux fois
environ une semaine auparavant. Mais que je croyais un « épiphénomène.
Alors là, j’ai peur que cela ne soit en train de devenir une mode…. Hélas pour
les emblématiques chaussures à la marocaine, je veux nommer les fameux « Marrakech »,
devenus trivialement « marakiss » en langue wolof. Il y a aussi à se
faire du souci pour les fameuses sandales en cuir de fabrication locale ou « dalou
Ngaay (une localité dans la région de Thiès) », dont le Président Macky
Sall invite à sa promotion.
Bleu,blanc,rouge… ou plutôt,
vert, jaune, rouge…
Autre fait qui m’a tapé à l’œil
chez le comportement vestimentaire de la gent masculine, le port de vêtements
de couleurs. Oui l’on me dira qu’on n’est pas en deuil ou qu’il fait chaud (même
si on est actuellement en période de froid, en hiver) pour porter tout le temps
du noir. Du blanc parce que tout les jours ne sont pas vendredi ou jour d’été.
Néanmoins, voir des hommes s’habiller en
(pantalons jeans) verts (menthe), violets (clairs), jaunes, etc ou tout
simplement bigarrés , des couleurs jadis réservées aux femmes, laisses à
désirer. Et ce, malheureusement, commence à faire « tendance », comme
on dit.
Tradi/moderne : traditionnel
ou moderne ?
J’en arrive en fin aux
« taille-basse », « ndokette » et autres « grands
boubous »… Pardon ! Je veux dire robes, corsets, et autre pantalons
moulants ! L’habillement traditionnel a fini d’être secoué par ce que je
vais appeler ici la « mondialisation vestimentaire ». Mamans,
grands-mères, sœurs, tantes entre autres, se drapaient dans de beaux habits
traditionnels qui leur donner plus de présence en forçant le respect et donnant
plus de charisme. Ensuite, est venue la « mode », c’est à cette
manière de se vêtir importée de l’Occident ou plutôt imposée par l’Occident
j’allais dire… Place aux ensembles
tailleurs, décolletés, jupes, etc. Cependant, même avec cette façon de
s’habiller, on est au moins constant et cohérent avec soi-même. Mais
aujourd’hui, après avoir scruté l’univers de la mode traditionnelle en suite
celui moderne, notre gent féminine a pris une nouvelle option. Laquelle ? Porter
du traditionnel en même temps que du moderne. Et comment faire ? Aller au
marché, se payer un pantalons/jeans chic et cher, ensuite aller s’acheter un
coupon de tissu que l’on va se faire coudre chez le tailleur du coin. Un
« taille-basse » ou un « marinière » marié à un « yéré
toubab ». Ce que j’appelle du « soupoucandja » …
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