samedi 13 février 2016

Quand on casse les codes du port vestimentaire, ça donne cela...

En prenant le "car rapide" pour aller à l’école, je fais chemin avec un monsieur emmitouflé dans son joli boubou traditionnel en basin bleu. Très élégant. Mais là où le bât blesse, il porte des chaussures fermées. Non pas des mocassins, mais des « basket ». Un fait que j’avais constaté pourtant une ou deux fois environ une semaine auparavant. Mais que je croyais un « épiphénomène. Alors là, j’ai peur que cela ne soit en train de devenir une mode…. Hélas pour les emblématiques chaussures à la marocaine, je veux nommer les fameux « Marrakech », devenus trivialement « marakiss » en langue wolof. Il y a aussi à se faire du souci pour les fameuses sandales en cuir de fabrication locale ou « dalou Ngaay (une localité dans la région de Thiès) », dont le Président Macky Sall invite à sa promotion.

Bleu,blanc,rouge… ou plutôt, vert, jaune, rouge…
Autre fait qui m’a tapé à l’œil chez le comportement vestimentaire de la gent masculine, le port de vêtements de couleurs. Oui l’on me dira qu’on n’est pas en deuil ou qu’il fait chaud (même si on est actuellement en période de froid, en hiver) pour porter tout le temps du noir. Du blanc parce que tout les jours ne sont pas vendredi ou jour d’été. Néanmoins,  voir des hommes s’habiller en (pantalons jeans) verts (menthe), violets (clairs), jaunes, etc ou tout simplement bigarrés , des couleurs jadis réservées aux femmes, laisses à désirer. Et ce, malheureusement, commence à faire « tendance », comme on dit.

Tradi/moderne : traditionnel ou moderne ?
J’en arrive en fin aux « taille-basse », « ndokette » et autres « grands boubous »… Pardon ! Je veux dire robes, corsets, et autre pantalons moulants ! L’habillement traditionnel a fini d’être secoué par ce que je vais appeler ici la « mondialisation vestimentaire ». Mamans, grands-mères, sœurs, tantes entre autres, se drapaient dans de beaux habits traditionnels qui leur donner plus de présence en forçant le respect et donnant plus de charisme. Ensuite, est venue la « mode », c’est à cette manière de se vêtir importée de l’Occident ou plutôt imposée par l’Occident j’allais dire…  Place aux ensembles tailleurs, décolletés, jupes, etc. Cependant, même avec cette façon de s’habiller, on est au moins constant et cohérent avec soi-même. Mais aujourd’hui, après avoir scruté l’univers de la mode traditionnelle en suite celui moderne, notre gent féminine a pris une nouvelle option. Laquelle ? Porter du traditionnel en même temps que du moderne. Et comment faire ? Aller au marché, se payer un pantalons/jeans chic et cher, ensuite aller s’acheter un coupon de tissu que l’on va se faire coudre chez le tailleur du coin. Un « taille-basse » ou un « marinière » marié à un « yéré toubab ». Ce que j’appelle du « soupoucandja » …

vendredi 27 juin 2014

Cheikh Anta Diop, le "Pharaon noir"

Né un certain 29 décembre de l’année 1923 dans le village de Thieytou dans le département de Bambey, Cheikh Anta Diop impressionne dès son bas âge. Très tôt orphelin de père, il apprend le coran avant d’obtenir son certificat d’étude primaire à l’Ecole régionale de Diourbel. En 1945 il obtient ses brevets de capacité coloniale en mathématiques et en philosophie. Ce qui est aujourd’hui l’équivalent du Baccalauréat. Parchemin en main, le jeune Cheikh Anta débarque à Paris pour y étudier la physique, la chimie, mais aussi l’histoire et la philosophie. Engagé politiquement, il intègre le Rassemblement Démocratique Africain (RDA) dirigé alors par Félix Houphouët-Boigny. Dans cet engagement, il vise une véritable libération du continent africain. En 1951, Cheikh Anta Diop prépare une thèse de doctorat sur le sujet « Qui étaient les Egyptiens prédynastiques ? » Thèse dans laquelle il affirme que l’Egypte antique était peuplée de noirs. Une idée qu’il va développer dans son ouvrage « Nations nègres et Culture » paru en 1954 avant de soutenir enfin sa thèse en 1960. Cette même année, il retourne définitivement au Sénégal où « une lourde tâche l’attend ». Il est nommé assistant à l’Institut Français d’Afrique Noire (IFAN) de l’Université de Dakar où il met sur pied un laboratoire de datation en carbone 14. Opposé au régime du président Senghor, M.Diop crée le Boc des Masses Sénégalaises (BMS) qui sera ensuite dissout. Il continue la lutte jusqu’en 1976, date de création du Rassemblement National Démocratique (RND). Dans cette même décennie, il participe à la rédaction de l’ouvrage « L’Histoire générale de l’Afrique » sous l’égide de l’Unesco. Eminent intellectuel, il n’est cependant nommé professeur d’histoire associé à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines qu’en 1981. Egyptologue de renom et panafricaniste convaincu, celui qui a donné son nom à l’Université de Dakar est l’auteur de plusieurs livres, articles et conférences sur l’antériorité des civilisations égyptiennes et africaines. Le professeur Diop a donné sa dernière conférence sur le thème « La Nubie, l’Egypte et l’Afrique noire ». Marié à une française et père de quatre enfants, le « Pharaon noir » a quitté ce bas monde le sept février 1986. Diop repose depuis, dans son Baol natal, à Thieytou.

samedi 21 juin 2014

Irak, Obama pour des conseillers militaires et non des forces combattantes

Barack Obama prêt à envoyer jusqu’à 300 membres des forces spéciales en Irak. Le président américain précise cependant que ces troupes ne sont pas destinées à combattre. Elles vont conseiller, entraîner, assister et soutenir les forces irakiennes. Ces 300 hommes vont s’ajouter aux 275 chargés de renforcer la protection de l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad. Ces militaires vont travailler pour la plupart à l’état-major irakien. Leur rôle est de bâtir une stratégie mais aussi de récolter du renseignement pour définir d’éventuelles cibles. Par ailleurs, les parlementaires démocrates craignent un envoi de forces au sol. En effet, ces derniers ne veulent pas être pris dans un nouvel engrenage irakien. Ce qui n’est pas d’ailleurs souhaité par 80% des Américains. Pour les républicains, Barack Obama doit répondre aux exigences de sécurité des Etats-Unis et à la menace terroriste. Une menace qui d’après eux, s’accroît de jour en jour avec la progression de l’Etat islamique en Irak et au Levant. Mercredi dernier, Bagdad a demandé à Washington de mener des frappes aériennes contre les combattants de ce groupe. Le Premier Ministre Nouri Al-Maliki a promis de faire échec  à l’offensive des jihadistes. Et cela, alors que les combats font rage entre l’armée et les insurgés sunnites dans la principale raffinerie de pétrole du pays.

vendredi 30 mai 2014

A quand l'Afrique?

A quand l'Afrique? Comme le disait un certain Joseph KI-ZERBO mais dans un autre domaine que celui-ci, sportif. Elles sont cinq comme les doigts d'une fée à représenter le continent africain. Cinq partants sur les 32 équipes qui vont fouler les rectangles verts brésiliens en phase finale du mondial 2014. Le Nigéria, le Cameroun, le Ghana, la Côte d'Ivoire et l'Algérie. Qui de ces équipes africaines va relever le défi  de représenter le continent noir en demi-finale de coupe du monde pour la première fois de son histoire? Ou mieux, une finale tant rêvée? Une Algérie formée pour la plupart de joueurs qui n'ont pas encore une grande expérience de compétition internationale? La Côte D'Ivoire? Cette formation dite de la "génération dorée" composée de joueurs de la trempe de Yaya TOURE, Didier DRAGBA, plusieurs fois "Ballon d'or" africains, entre autres; mais qui n'a pas encore gagné grand chose, même pas une Coupe d'Afrique. Une équipe qui, après deux participations consécutives en mondial n'a toujours pas vu les portes du second tour s'ouvrir pour lui.  Le Nigéria? Peut-être... Champion d'Afrique en titre, il n'a pas encore dépassé la barrière presque infranchissable du premier tour  pour la plupart des représentants africains en Coupe du monde. Un Nigéria, avec son goût des extrêmes, capable du meilleur comme du pire. Les deux seules formations du continent noir présentes à ce mondial brésilien qui jusque là ont une fois franchi la fatale phase-finale, le Cameroun et le Ghana. Premier pays africain à se qualifier en quart de finale de Coupe du monde, l'équipe de Roger MILLA et compagnie a dignement représenté son pays en Italie en 1990. Cependant, avec un football camerounais marqué par une inefficacité de resultat et par de multiples crises au plus haut niveau ces dernières années, rien n'est moins sûr. Quant au Ghana, équipe dont la qualification en demi-finale de Coupe du monde 2010 ne tenait qu'à un fil, rappelant la "main" non de "Dieu" mais cette fois-ci de Luis SUAREZ et un penalty in extremis raté de Gyan ASSAMOHA. Gary LINEKER, ancien capitaine de l'équipe d'Angleterre, disait :"le football est un jeu simple, 22 hommes courent après un ballon pendant 90 minutes et, à la fin, les Allemands gagnent toujours..." L'Afrique, quant à elle, va au Brésil, ne rêvant sans doute pas, mais espérant au moins gagner comme "les Allemands" selon LINEKER.

lundi 19 mai 2014

Suprématie du Dakar Université Club sur la Coupe Saint-Michel

Le Dakar Université Club a remporté samedi la coupe Saint-Michel pour la troisième fois d’affilée. Il a dominé Mermoz Basket Club sur le score de soixante-dix-sept à cinquante-cinq. Le DUC empoche ainsi pour la cinquième fois de son histoire le trophée du Collège Saint-Michel. Compétition qui met aux prises les différentes équipes masculines de Basket de la région de Dakar. Vainqueur en  deux-mille-neuf et en deux-mille-dix, le DUC est concurrencé par MERMOZ qui lui ravit la vedette en deux-mille-onze. Cependant, les jaunes-et-noirs vont revenir en force en décrochant le titre trois fois de suite face au même adversaire.
Amené par Abdoul Bâ, la formation estudiantine joue un bon basket avec une organisation en bloc.
« Nous avons été présents dans l’agressivité défensive en interceptant des balles. Nous avons joué vite devant et avons mis beaucoup de paniers sur contre-attaque » a dit PARFAIT ADJIVON, entraîneur des étudiants à la fin du match.
Formé d’une ossature qui joue ensemble depuis cinq ans, le DUC s’est renforcé cette saison avec des recrues venues du MAROC, du Saint-Louis Basket Club, entre autres.
L’équipe qui a pour ambition de conserver son titre de champion du SENEGAL et de gagner un trophée régional, a atteint son objectif  à moitié.
La force de la formation estudiantine c’est son groupe très soudé, un staff technique performant et une bonne organisation.
Le Dakar Université Club, c’est aussi ses centaines de supporters dans les gradins de Marius NDIAYE  chantant la gloire de leur équipe et terrorisant son adversaire.
Par ailleurs, les dirigeants du DUC apportent un soutien sans faille à l’équipe des étudiants sur le plan matériel et financier. En effet, les autorités du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar octroient un budget consistant chaque année pour des salaires, primes, transport, etc.
Le Dakar Université Club exerce sa suprématie sur la Coupe SAINT-MICHEL depuis deux-mille-neuf. Il est en train de marcher sur les traces de la Jeanne-d’Arc de DAKAR, douze fois détentrice du titre. Et de l’Association Sportive des Forces Armées, neuf fois vainqueur.

Cette compétition est organisée depuis mille-neuf-cent-soixante-quatorze. Elle a été mise sur pied par Frère EMMANUEL QUINTAL.

AUDIO:Village des Tortues de Noflaye, havre de paix pour chéloniens

Situé dans le département de Rufisque dans la commune de Sangalkam, le seul  village des tortues du Sénégal  constitue un havre de paix pour ces créatures et tout autre passionné de la nature. Il abrite des centaines d’individus et s’étend sur plusieurs hectares. Cependant, il est presque dans la dèche.